Les patients atteints d’un cancer ont souvent peu d’occasions de pratiquer une activité physique, alors qu’il est bien établi que l’exercice physique réduit le risque de décès chez ces patients.1 L’activité physique a un impact positif sur la qualité de vie des patients atteints d’un cancer, indépendamment du type de cancer ou du stade du traitement.2 Les infirmières en oncologie pourraient jouer un rôle crucial dans la promotion de l’activité physique. Une étude récente menée par le Dr Nichola Gale et ses collègues de l’Université de Cambridge au Royaume-Uni a révélé que les prestataires de soins peuvent encourager l’activité physique en utilisant l’outil CAN PAL.3
Nichola Gale avait déjà étudié les principes nécessaires pour encourager l’activité physique chez les patients atteints d’unr cancer du poumon et leurs prestataires de soins.4 En particulier, la planification d’activités fonctionnelles et flexibles, la définition d’objectifs, la fourniture d’informations et le soutien social ont été identifiés comme des points clés.
Bien qu’il existe déjà des initiatives visant à encourager l’activité physique chez les patients atteints d’un cancer, ces outils sont souvent disponibles uniquement en ligne, ce qui les rend inaccessibles à une partie des patients. Afin de fournir un outil largement utilisable pour les patients souhaitant augmenter leur activité physique, l’outil “Cancer Personalised Activity and Lifestyle” (CAN PAL) a été développé. L’objectif de l’outil CAN PAL est d’aider les prestataires de soins à élaborer un plan avec leur patient pour intégrer davantage d’activités physiques dans leur mode de vie.
Pour développer l’outil CAN-PAL, Il a été fait appel à un groupe de discussion composé de 10 patients atteints de cancer. Deux entretiens ont également été menés avec des patients pour discuter des types d’activités physiques adaptées à leurs besoins. Sur la base des informations recueillies lors de ces discussions de groupe et entretiens, le prototype de l’outil CAN-PAL a été conçu et un guide d’utilisation a été élaboré. Ensuite, 12 prestataires de soins ont été invités à évaluer l’outil CAN-PAL à l’aide d’un questionnaire en ligne.
Les chercheurs ont identifié quatre thèmes majeurs grâce au groupe de discussion et aux entretiens:
Les prestataires de soins interrogés ont indiqué que l’outil CAN-PAL était facile à utiliser et ont fourni aux chercheurs des informations sur les points forts, les ajustements nécessaires, les considérations et les limites de l’outil. Les informations ainsi récoltées ont permis de développer la version définitive de l’outil CAN-PAL.
Vous souhaitez voir à quoi elle ressemble? Vous trouverez la version définitive de l’outil4 ainsi que le guide (en anglais)5 en annexede ce document.
Références